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 c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC

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MessageSujet: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Dim 12 Mar - 16:23

 Une cigarette à la main, tu écoutes le silence de la ville. Et le silence de la nature un peu plus loin. Tu te souviens des montagnes qui se dessinent derrières les autres maisons. Putain ce que t’aimerais les revoir ces montagnes. Tu peux presque encore dessiner leur ligne tant tu les as pris en photo. T’aimais tellement le reflet changeant du soleil sur leur flanc. Mais jour après jour, les détails s’effacent. Et tu oublies peu à peu, tes souvenirs s’effilochant pour ne laisser qu’un flou étrange. Et c’est le cas pour tellement de chose. Des trucs affreux. T’as oublié le regard de son frère. Parce que tu le regardais plus vraiment. Parce qu’il était toujours ailleurs. Bordel, ça t’fait tellement mal de réaliser ça. T’arrives encore à visualiser chaque trait du visage de Dmitri, mais t’es infoutu de te souvenir des yeux de ton frère. Pourquoi t’es pas foutu d’oublier hein ? De juste effacer cette page et en écrire une nouvelle. Il veut plus te voir ? Bah qu’il aille crever. Tu lui as tout pardonné putain. T’as jamais rien dit. Malgré la douleur. Malgré les engueulades. T’as l’impression de devenir barge. De crever dans cette chambre trop petite où trop de choses se sont passés. Il faut que tu sortes. T’as envie de hurler. Hurler là où personne t’entendras. Alors t’attrapes ta canne et de quoi rouler un joint. Piqué à ton frère pendant une de ses multiples absences. T’as envie de faire passer ce gout de solitude. Et un joint est un bon moyen. Pas vraiment le plus saint. Mais tu t’en fout un peu à cet instant précis. Tu mets ça dans ta poche avec tes clés. Puis tu branches des écouteurs à ton téléphone pour en mettre un à ton oreille afin de pouvoir écouter à la fois les directions et ce qui se passe dans la vraie vie. Tu sors de la maison avant de demander à ton téléphone de t’indiquer les direction pour ce petit champ abandonné pas très loin de chez toi. Il appartenait à une vieille sans famille qui l’a laissé à l’abandon. Maintenant, c’est un coin pas forcément très net. Du coté des maisons défraichies par le temps. Il parait que des gosses y font du trafic. Tu t’en fou. Il est tellement tard qu’il doit y avoir personne. Et puis, c’est le parfait endroit pour gueuler en paix. Alors t’y vas, faisant balancer ta canne devant toi pour éviter les obstacles. T’es satisfait de n’entendre que le silence en arrivant. Alors tu te laisses tomber sur le sol. Entre les mauvaises herbes. Les yeux encore grands ouverts, c’est comme si tu essayais de capturer juste un peu de lumière. N’importe quoi. Revoir ces étoiles qu’on voit si bien ici. Mais non. C’est toujours noir. T’as presque envie de rire tient. Mais tu te contentes de te relever pour rouler ton joint, le portant rapidement à tes lèvres. Et tu laisses tes pensées divagues tandis qu’il se consume. Et tu te consumes aussi. Penser à eux fait gronder la colère. Cette colère qui ne semble pas vouloir disparaitre. Comme marqué au fer rouge à l’intérieur de tes entrailles. Comme un volcan. Brulant sans cesse. Prêt à exploser à la moindre occasion. Prêt à tout détruire sur son chemin. T’es en colère contre lui. T’es en colère contre toi. T’es en colère contre le monde. Ce monde qui tourne pas rond. Ce monde qui te donne pas une putain de seconde de répit. C’est emmerde sur emmerde. Et ça te fatigue putain. Et pourtant, t’es là, comme un con, incapable de dormir. Comme toujours. Malgré les mois qui s’écoulent, les cauchemars peuplent encore tes nuits. Et puis y’a lui. Souvent. Lui et l’odeur de l’essence. Lui et le bruit du métal plié. Lui et le son de sa voix brisée par la douleur. Tu le hais. Tu le hais d’te faire ça. De te foutre en l’air par tous les moyens possible. Même à travers tes rêves. Alors presque brutalement, tu te mets à hurler. Pas de mots. Juste un cri du coeur. Pour te libérer. Pour essayer de desserrer ta poitrine bloquée depuis des mois. 

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MessageSujet: Re: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Dim 12 Mar - 19:36


face au silence absurde de cette ville trop vide, tu te dis que dans bien d'autres endroits, le bruit des discussions, des voitures et de toutes autres pollutions occupent l'espace plus que la nature. tu remplaces avec des buildings construits de ton esprit ces montagnes qui se dégagent une fois que la fumée de ta clope s'est éloignée. retour dans la réalité. encore ici, toujours coincé. c'est sans doute la stupidité de ta non connaissance des villes qui t'fait les envier. ou juste qu'ici c'est trop p'tit. tu brûles trop d'espace Dim, tu brules trop d'chose qui touchent ton être. alors t'es vite à l'étroit. conneries que tu quitteras pas. t'as faillis y crever ici, mais la prochaine fois c'est sur t'y passeras. alors t'fais avec, et t'envoies valser ton mégot sur la chaussée. tu quittes les sentiers bétonnés, tu quittes les endroits éclairés. petit rat d'exploration, d'puis que t'es arrivé ici tu joues à trouver le plus d'endroit à explorer. et en grandissant, démon, ce fut une véritable galerie de possibilités pour t'exiler. trafiquer, tabasser, exploser. et cette nuit n'en seras pas différente, puanteur de l'habitude, tu sors d'ta piaule pour dealer. interdiction d'recevoir pour vendre, c'est la seule putain d'règle dans votre pseudo repère de gangster. vous êtes d'accord sur ça avec Lys. pas d'accord sur grand chose d'puis un temps, mais sur ça ouais. alors tu fuies les murs qui vous servent de refuge. tu fuies le centre, tu fuies les rues. tu t'presses pas, il attendra. sombre inconnu à qui tu vends l'addiction au détour de cachets rose saumon. ouais il attendra. tu t'presseras pas. tu mets ça sur le dos d'ton caractère merdique, de ton désintérêt d'autrui et pourtant la vérité est que trop éloignée. même en retard tu peux pas courir. pathétique enfant déglingué. on t'a dit de te ménager, d'encore te contrôler. mais tes poings sont tes armes, et les mots si inutiles. alors l'autre soir t'as cogné, fort. t'as cogné, mal. et le sang accumulés sur tes poings n'a annoncé qui victoire éphémère. et le lendemain c'était les douleurs brutales, méchantes et acides dans les jambes, dans l'bas du dos. handicapé sans vouloir l'assumé. donc tu marches sans t'presser, parce que courir ce soir tu peux pas. alors il attendra.

[...] il a filé ce p'tit con. ce froussard qui t'fait rire doucement. il a entendu un bruit, alors il a couru. ça achète de la coke et ça flippe dans la nature. tu ricanes en recomptant les billets dans la presque obscurité. l'vieux lampadaire là-bas éclaire pas tout l'champs, mais ça te va. t'aimes ça. encore heureux il a payé juste. sinon t'aurais du l'suivre, l'retrouver, lui régler son problème et récupérer le reste. trop d'chose à faire pour ce soir, t'es content il a pas déconné. bon petit. tu vas pouvoir rentrer. t'as envie d'baiser Charlotte, t'sais pas pourquoi. peut-être parce qu'elle a dit non à Lys alors qu'il voulait, qu'tu veux l'emmerder, faire râler. ouais tu vas l'appeler ce soir, t'as besoin de l'avoir dans ton pieu c'est décidé. c'est sur ce genre de pensées que ton cerveau est fixé quand t'entends un cris sortit d'nul part. bordel. il avait raison l'autre con au final, t'es pas seul. et c'est trop près pour t'faire renoncer à la curiosité stupide d'y aller. t'as l'coeur qui bat trop vite sous ta poitrine. putain, faut dire que tu t'y attendais pas. à ce cris sortit de la nuit, ça t'a même foutu la trouille. tu souries. parce que c'est bon, parce que c'est vrai. quand ton coeur bat trop vite et fait monter dans ton sang l'adrénaline de la peur. même si c'était qu'un instant. tu voudrais remercier l'pauvre timbré responsable, c'était kiffant. et dans tes folies t'as même pas reconnu ce semblant de voix. voix qui hante ton passé, qui veut encore revenir dans tes pensées. non tu as pas reconnu. pas encore, et tu vogues doucement mais surement vers cette ignoble promesse d'ennui. tu t'traines jusqu'à lui, le pauvre abrutit qui hurle comme un veau qu'on égorge. jusqu'à en comprendre l'ironie. le diable en personne qui hurle aux étoiles. pathétique. la manière dont ton sang s'glace après avoir été si bien partit. la respiration se bloque, la haine se révolte. alors quoi, t'hurles parce que t'as peur du noir l'pédé ? c'était pas prévu, et pourtant c'est sortit comme ça, c'est partit aussi brutalement. ce retour en arrière qui pulse à tes oreilles, et ce dégout d'lui. et le reste n'a jamais existé.
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MessageSujet: Re: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Lun 13 Mar - 16:21

Ca fait du bien d’gueuler. De pas faire semblant pour une fois. Semblant que tu vas bien. Nan, tu vas pas bien. Y’a rien qui marche chez toi. Y’a ton coeur qui déconne et ta tête qui part en vrille. Y’a rien qui va, et pourtant tu t’efforces à marcher droit. Mia te traine à l’université. Mais c’est tellement futile tout ça. T’as pas le coeur à lire. T’as le coeur à rien putain. Et tu te détestes pour ça. Pour le laisser avoir autant d’influence sur toi. Alors tu te forces. Tu te forces à écouter les voix monotones des profs. Tu te forces à écrire des mots qui n’ont pas de sens. Parce que si tu le fais pas, tu le laisses gagner. Et ça, plutôt crever. Tu gueules une dernière fois avant de te rallonger sur le sol, posant ta tête dans l’herbe. Ca fait tellement du bien que t’arrives à esquisses un sourire. Un vrai sourire. Tu portes ton joint à tes lèvres, soufflant doucement la fumée. T’es étrangement bien ici. Dans ce coin pas tellement fréquentable. Tu viens arracher l’herbe, jouant vaguement avec avant de te retourner, te redressant un peu en entendant quelqu’un s’approcher. T’entends l’herbe crisser sous ses pieds. Comme un avertissement. Avant t’aurais surement pas fait attention. Mais sans tes yeux, le reste marche mieux. Sa voix s’élève. Une voix que tu reconnaîtrait entre mille. Même sans l’avoir entendu depuis des mois. « alors quoi, t'hurles parce que t'as peur du noir l'pédé ? » Tout l’apaisement dû aux cris et à la drogue s’évaporent brutalement. Tu sers les dents. Tellement fort que t’as l’impression qu’elles vont exploser dans ta bouche. Tu écrases la fin de ton joint sur le sol, te relevant rapidement. Le monde tourne un peu. T’es pas un grand habitué. Alors forcément, quand t’en fumes un, tu sens l’effet. « Il fait noir ? J’avais pas r’marqué » Et de nouveau, tu mets ton masque d’illusion. Ta voix se pare de cynisme. Tu fais comme si ça te touchait pas vraiment. Comme si ça t’faisait rien de l’entendre pour la première fois depuis qu’il t’a dit de pas le lâcher. Là. Avec sa voix affreuse déformée par la peur de crever. Putain. Et toi tu l’as lâché. Forcé par le taré. T’as lâché sa main poisseuse de trop de sang. Mais tu chasses ces souvenirs pour ne pas te dévoiler. Tu fronces les sourcils, t’avançant vaguement vers lui. « Vas y dégage » Ta voix est froide. T’as pas envie de l’entendre. T’as envie qu’il disparaisse comme il a su si bien le faire pendant des mois. Merde, c’est déjà assez dur comme ça sans qu’il revienne te cracher ses mots homophobes à la gueule. Il est beau l’homophobe tient. Celui qui prenait son pied à te baiser ici et là. Celui qui t’a dit je t’aime avant de s’exploser la gueule. « Sérieux, vas t’faire foutre Dmitri. Fou moi la paix »

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MessageSujet: Re: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Lun 13 Mar - 18:24


ironie. après des mois à ne pas l'croiser, à n'rien faire pour juste l'approcher... c'est ici que vous vous retrouvez. t'es pas foutu d'tomber sur un autre crevard que lui dans ce champs désaffecté. sale goût de déjà vu que t'aimerais jeter aux ordures. t'veux pas tellement t'attarder sur le reste, sur lui, sur le temps qui a passé. sur sa gueule abimée, sur ses yeux détraqués. le temps a que trop passé, justement. tu veux plus d'ces conneries. qu'il se glisse dans ta tête. il a joué un moment. et t'as la haine qui creuse encore plus tes trippes de t'être laissé trainer si bas. tu voudrais effacer ces conneries, tes conneries. mais tu peux pas, alors t'y penses pas. pas penser, pas t'retourner l'cerveau, t'as appris à t'en balancer. d'lui. de tout. et c'est c'qui se passe à l'instant... tu pensais que ça remettrait ton cerveau à l'envers et pourtant y'a juste l'envie d'lui gerber à la gueule. juste ça. l'frapper, l'faire disparaître. sans doute comme les milliers d'secondes qu'il t'a volé en t'amenant dans ses délires de tarés. dégueu. affreux. envie d'gerber. de s'échapper de cette situation qui te rappelle que trop -sans doute- un passé lointain. mais il s'relève, il trésaille et quand sa bouche s'ouvre, c'est une autre envolée qui s'en échappe. surprise connard ? tu pensais vraiment qu'il allait pour toujours balbutier ? pourtant tu la vois sa colère sur sa gueule, un pauvre livre ouvert. il t'fait pitié. t'as envie d'le crever, mais tu t'retiens. tu sais même pas pourquoi. Il fait noir ? J’avais pas r’marqué. le cynisme lui va pas, t'as envie d'lui cracher au visage mais tu préfères enfoncer encore plus. méchamment. allez tafiole, mets toi à chialer !! pour ça faudrait déjà que tu puisses voir quelqu'chose. on t'as pas mieux éduqué la cervelle dans c'centre pour te rééduquer. il s'avance, tu serres les poings. qu'il reste loin, c'crevard. tu l'veux pas près d'toi. Vas y dégage il est froid, il est loin l'petit Victor qui dit rien. ça t'fout encore plus les nerfs, d'voir qu'il ose ouvrir sa gueule. fermes là pauvre con. Sérieux, vas t’faire foutre Dmitri. Fou moi la paix. tu ricanes, t'es glacial. t'es moqueur, t'es l'horreur. tu l'détestes pas, c'est pas si doux comme ressentit. loin de là. c'est toi qui peut pas t'retenir d'approcher. quoi ? plus personne veux d'ton cul de nos jours ? tu t'interdis d'penser, à toutes ces horreurs qui s'glissent hors de ton passé. hors de question. l'sale dépravé tu veux lui faire payer. pour tout. pour ce passé, pour t'avoir aliéné, c'est lui l'diable taré, c'est lui l'responsable de tout, l'intégralité d'ce gâchis.
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MessageSujet: Re: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Lun 13 Mar - 21:54

Putain de merde.

Pourquoi ça te fout autant la tête à l’envers de l’entendre ? Hein ? T’avais décidé d’arrêter. Toutes ces conneries là. Cette violence qui semble indissociable avec votre relation. T’avais décidé d’arrêter d’avoir le coeur qui se déchaine quand tu le sais prêt de toi. Alors pourquoi ça fonctionne pas ? Pourquoi il s’agite autant qu’avant ? Tu sais même pas si tu le détestes autant que tu te détestes toi. Pour être aussi con. Pour avoir pensé un jour que ça pourrait marcher. Vous deux. Que ça pourrait être beau. Nan. Ca aurait pas pu être beau. Parce que y’a rien de beau entre vous. Juste de la violence. Des mots et des coups dégueulasses lancés à la gueule de l’autre. Y’a rien de beau putain. « pour ça faudrait déjà que tu puisses voir quelqu’chose. » En plus de ça, il est con. C’est ce que t’insinuais dans ta phrase. Que justement, c’était toujours noir pour toi. Et donc que tu pouvais pas l’voir. « C’est c’que je disais, connard. » Bordel, le fait qu’il puisse se permettre de faire ce genre de remarque après tout ça te rend complètement barge. Parce que malgré tout, t’oublieras jamais qu’il a rien fait. Qu’il t’a regardé te faire exploser la gueule sans broncher. « c'est toi qui peut pas t'retenir d'approcher. quoi ? plus personne veux d'ton cul de nos jours ? » Tu ris doucement. Un sale rire. Pas de ceux qu’il a pu t’arracher dans vos rares moments. Nan. Un putain de rire jaune. Un putain de rire moqueur. Un son qui te va trop mal. Mais il t’abime Dmitri. Il te rend chaque jour un peu plus comme lui. Bourré de colère, de cynisme et de noirceur. Il éteint peu à peu la lumière qui brille encore tout faiblement en toi. Par son absence. Par sa présence. Peu importe. Les deux ont le même effet. Il fait disparaitre cette douce beauté que t’as toujours eu en toi. Pas physique. Le truc de l’intérieur.

Il te fait rire. Avec questions détournées. Ca t’rappelle le lycée. Toutes ces remarques qu’il pouvait pas s’empêcher de faire sur ton cul. Tout ça avant d’te plaquer contre le mur des vestiaires pour te baiser sauvagement. Alors finalement, il avait l’air de s’en préoccuper plus qu’il pouvait bien le dire ce connard. « T’inquiètes pas, on s’en occupe de mon cul. Jt’ai pas attendu pour ça. » Enfin, tu l’as attendu. Tu l’as attendu en tournant en rond dans la salle d’attente de l’hôpital. Ce putain d’hôpital que tu hais du plus profond du coeur. Mais t’as attendu des jours et des jours pour qu’ils acceptent que tu le vois. Avant qu’une infirmière finisse par te souffler que c’était lui qui refusait ta présence. Alors t’as arrêté d’attendre. Tu t’es mis la tête à l’envers et tu t’es glissé dans un lit inconnu de la ville voisine.

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MessageSujet: Re: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Lun 13 Mar - 22:37


t'sais pas pourquoi mais c'est bizarre. t'sais pas mettre le doigt dessus. c'est pas le lieu, c'est même pas lui. pas sa foutue personne qui amène ce genre de truc à l’atmosphère. t'es là, les nerfs à vif, l'coeur qui bat encore trop de cette montée d'adrénaline si vite disparue. t'as l'esprit clair, pas pris d'drogue depuis la veille, un exploit chantonnerait ton ami du moment. qu'il aille crever. lui et Lys à toujours t'faire la moral, tu vas les faire chier pour leurs cuites et leurs gerbes dégueulasses dans l'fond des wc ? nan. alors qu'ils viennent pas te faire chier. tu t'égares, encore. tu t'égares parce que t'arrives pas à cerner l'fond du problème. tu sais pas trop ce qui te fait rester sur tes gardes. encore plus que d'habitude, encore plus qu'avant, encore plus que tout le temps. c'est pas palpable mais presque, ce truc qui te nargue sans que tu puisses le trouver. C’est c’que je disais, connard. tu tiques, tu grognes, tes poings eux ils veulent que ça cogne. comme tout l'temps, t'es devenu que ça Dim. un putain d'chien enragé, si avant t'avais la passion, maintenant c'est la haine ta raison. pathétique. t'avais pourtant décidé d'arrêter. puis t'as crevé. ou presque. à cause d'sa gueule en plus. petit con.   mais ferme la pédale... tu répliques à moitié blasé, à moitié énervé. t'arrives pas encore à savoir si tu veux vraiment le cogner. enfin si, l'envie est là, mais pour ça faudrait le toucher et il en est hors de question. il t'a eut comme ça la première fois, y'a des années. hors de question de replonger.

et c'est comme ça que ça t'saute à la gueule. comme une odeur d’ammoniaque, sans prévenir, ça brûle les yeux, ça brûle le nez, ça égare les pensées. putain ! son rire est moche, son rire est sale. enflure de bas étage, on dirait qu'il a plus rien comme bon réglage. un peu de toi. et ça commence doucement à se recomposer dans ta tête. l'Victor il est carrément dézingué. et il pourrait presque te laisser surprit si t'avais pas ce dédain pour sa personne. tu sers les dents, tu la sens venir la claque. l'genre de truc qu'on voit arriver, qu'on voit avec un panneau et un teaser gros comme l'cul de l'ex de Lysandre -t'as oublié son nom mais pas son fessier oui-. t'es là, bien sagement, à l'attendre, ce coup de massue, tu sais que ça va faire mal, c'est ton inconscient qui attend, avec bonheur. taré du dimanche. T’inquiètes pas, on s’en occupe de mon cul. Jt’ai pas attendu pour ça. et t'as même pas l'temps de vraiment cerner les paroles. pas d'les analyser clairement. ce sont ces conneries d'impulsivité, de rage, de haine, de colère absolument pas contrôlées. pauvre enfant mal tourné. même pas le temps de bien comprendre que d'une enjambé tu l'as rejoins, et tes bras l'ont bien fortement poussé. bien salement. pas juste pour l'faire reculer, pour le foutre à terre. le cul dans l'herbe, dans la terre. c'est la ta place crevard. tu l'fixes, de haut, tu pourrais ricaner mais au lieu de ça t'as un vieux raclement de gorge avant d'lui cracher à la gueule. c'est salement dégueulasse, même pour toi. même pour vous. même pour votre passé qui n'existe plus. tu l'hais ce soir c'est clairement vrai. avant c'était pas pareil, avant tu pensais pas la même. et pourtant tu l'as jamais autant détesté. sale pédé. y'a bien longtemps que t'aurais du crever. tu te rapproches de lui, sans t'baisser juste à côté d'ses pieds. t'as envie de le frapper, lui faire bouffer l'herbe. d'le faire payer. mais t'as mal à la jambe et ça ne fait qu'augmenter ta haine pour lui. tout ça c'est sa faute, et le reste aussi.

hs : les petites âmes sensibles, aimez vous peut importe votre genre, sexe et sexualité. dans les tréfonds de son âme il n'est pas aussi horrible. mais ne reproduisez pas ce genre d'acte. -ceci était un message du ministère des lois anti dmitri éhéh-
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MessageSujet: Re: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Mar 14 Mar - 20:48

Dmitri, il a toujours été violent quand tu parles des autres. Y’avait comme ce besoin presque masochiste de savoir que ça, au moins, ça serait comme avant. Et ça a pas raté. C’est arrivé si vite que t’as eu le temps de rien avant de te retrouver sur le cul. Tu grognes de douleur en commençant à te relever lorsque tu t’le reçois dans la gueule. Y’a comme une seconde de flottement. Une seconde pour réaliser ce qu’il vient de faire. Puis c’est comme si ça explosait à l’intérieur. Comme une putain de bombe. Une bombe qu’il a lancé volontairement pour faire le plus dégâts possible. Et ça a foutrement marché. Tu refuses d’accepter cette humiliation. Plutôt crever que de laisser ça passer. Alors sans réfléchir, tu te relèves pour te jeter sur lui. Savoir où il est est pas vraiment compliqué. Même sans voir, tes autres sens te guident. Il est juste à coté. Assez proche pour te frôler légèrement. Assez pour que tu saches exactement ou il est. Il tombe violemment au sol et tu tombes avec lui. « T’AURAIS MIEUX FAIRE D’CREVER ! » Tu commences à l’frapper avec hargne. Comme si toutes ta colère emmagasinée au fil des jours s’évacuait enfin par tes poings. Tu frappes. Peut importe où. Tu t’en fou. Tu frappes encore et encore. Et tant pis si tes phalanges se font douloureuses. Tant pis si tout ton corps est douloureux. Tu réalises même pas que des larmes de colères coulent de tes yeux cassés. Tu le hais. Tu le hais pour tout ce qu’il te fait vivre. Pour ces humiliations constantes. Pour toute cette noirceur qui fait ressortir en toi. Au sens propre et figuré. Rapidement, ton adversaire reprend le dessus. Plus habitué. Il a eu des années d’entrainement. Des années à frapper des gamins comme toi. Des années à se défouler s ur des corps qui avait rien demandé. Sa colère fait écho à la tienne. Les coups sont d’une violence inouïe. Semblables à ceux de cette nuit là. Mais cette fois ci, tu te défends. Tant bien que mal. Tu rends les coups, y donnant toute ta vie. Tu sens le sang sur tes mains. Tu sais pas si c’est le tient ou le siens. Surement un mélange des deux. Cette odeur de donne envie de dégueuler. Tu te retrouves il y a quinze mois, ton sang maculant le sol de sa chambre. T’entends encore Lysandre t’insulter. T’entends encore le bruit de tes os se briser. Ou peut-être est-ce parce que le passé se répète ? Tu sais pas. Tu sais plus. La douleur se fait insoutenable. Pourtant tu continues à frapper. A te défendre. Et sans le savoir, tu frappes au bon endroit. Un putain de coup de pied. Alors tu le repousses, profitant de cet instant de faiblesse pour te relever avec difficulté. Tu titubes avant de t’écrouler de nouveau un peu plus loin. T’arrives plus à respirer. T’arrives plus à rien. C’est comme coincé à l’intérieur. Comme une énorme boule. Et y’a que l’adrénaline pour te permettre de continuer. Sans ça, tu te serais écroulé dans une crise de panique. Mais la panique, elle est submergée par le reste. Et c’est pas si mal finalement. Parce que tu veux pas ressentir cette peur affreuse. Ce souvenir vivant. Tu peux pas.


Dernière édition par Victor Wilde le Mar 14 Mar - 21:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Mar 14 Mar - 21:19


c'était pas prévu. c'était pas voulu. aussi taré que possible, aussi flippant que l'infini, t'avais pas prévu ça. d'tomber sur lui. d'le recroiser. même si c'était qu'une question d'temps dans cette ville trop serrée. trop petite pour l'éviter. t'aimerais vivre parmi des milliers, entouré de building d'acier, d'avenues qui semblent oppresser. ne plus le recroiser dans une foule infinie d'inconnu qui protège. c'est pas du sadisme, c'est pas du masochisme cette rencontre dans la nuit. même toi le petit con finit tes limites ont sonné. tu n'en voulais plus de ce déchet. terminé. ni même aller lui régler son compte, ni l'insulter. tu voulais juste oublier le passé, sa gueule, et même son nom. avec le temps, avec la haine, avec le dédain... même Lys a finit par pardonner. par faire semblant d'oublier. peut-être pas vraiment mais après vos cris et vos coups, l'histoire de l'accident a été enterré. il devait savoir que t'étais pas ça, que c'était l'autre taré qui avait tout encrassé. tu comptais continuer. taper, frapper, bosser, baiser. refaire le même chemin mais sans sa gueule dans les parages. pourtant tu l'as croisé, d'loin. depuis l'temps évidement. mais avec assez de possibilité pour l'éviter, t'éloigner, cracher et te barrer. jusqu'à ce soir. pris par surprise dans ce mauvais remake d'une première fois qui a si peu marché. si bien merdé. crevard.

alors t'es pas vraiment près. t'sais même pas vraiment ce que tu veux penser. seule ta haine réagit, et c'est déjà bien assez. et pourtant, insuffisant pour voir la connerie arriver. t'as l'souffle coupé quand tu t'sens partir en arrière, percuter l'sol avec douleur. tu gémis légèrement sur le coup parce que même ta main en arrière a pas réussit à assez amortir. pas l'temps d'penser. T’AURAIS MIEUX FAIRE D’CREVER ! les coups sont bien plus dur que tu l'aurais pensé. ça sonne. ça sonne dans ton crâne, sur ta joue, bordel ça fait mal de revenir à la réalité. puis un autre poing revient contre ton œil et ta tête elle a du mal à suivre l'histoire. les étoiles sont dédoublées, ta vue brouillée. bordel. dans ce sillon de coups tu finis par revenir à la vérité. bats toi bordel !!! ton bras se détache du sol et part s'abattre sur sa joue avec force. crevard. tu veux qu'il paye. qu'il dégage. qu'il crève aussi une bonne fois pour toute. qu'il te lâche. qu'il arrête son délire de maso à venir te broyer les os. autant physique que psychique. tu veux qu'il te laisse bordel. il aurait jamais du s'accrocher. aller s'obséder par un bon p'tit pédé, un vrai, une tafiole toute prête à gentiment l'aimer. pauvre ordure mal terminé. il s'est trompé d'personne, et il t'a propulsé dans sa chute. tu veux qu'il dégage. tu ries, pourtant. et pourtant il te fait mal putain. tu grognes de douleurs et pourtant comme un fou glacé tu continues de ricaner. ton égo n'aura jamais de limite Dmitri, c'est gravé. tu peux pas faire mieux qu'ça la tafiole ? tu cognes, et son poing en retour dans la mâchoire fait craquer sinistrement quelque chose.  ça sonne, et tes doigts essayent de l'éloigner d'toi mais glissent vaguement sur sa peau. trop d'sang, trop d'mélange de chacun. si ton index, t'arrives plus à l'sentir à force de cogner à l'arrache, ton visage, ton corps... tout en toi commence à hurler le supplice. tu devrais pas. mais tu t'acharnes et t'es là à le tuer, à continuer. tu t'arrêtas pas. pas ce soir. pas cette nuit, plus maintenant, après ça.

mais le coup par de nul part, bloque tes muscles dans un effrois total d'une douleur violente. k.o sans pitié. tout ton corps ne sait même plus s'il peut encore hurler. trop mal. tu le sens se dégager et pourtant t'es incapable de continuer. la bouche en sang, t'arrive pas à fixer vraiment le ciel. ça a un goût de déjà vu. ce blackout qui menace de tomber, de t'amener. et la douleur si semblable, les cicatrices s'ouvrent sans avoir de points à faire sauter. juste sous la peau, juste dans l'esprit, juste dans les os trop meurtris. mal guérit. frisson et tremblement t'essaye de la repousser. et dans une respiration douloureuse ta langue rencontre un bout de dent tout en fond qui se détache trop facilement. tu le recraches avec dégout en captant qu'il t'a presque pété une dent. incapable de parler, d'te lever, de vraiment bien respirer. ça fout la trouille, d'être là dans c'champs presque à sa merci. presque, parce que tu l'entends plus tellement bouger... peut-être que t'as enfin réussit. à l'faire crever...
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MessageSujet: Re: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Jeu 16 Mar - 21:44

T’as le coeur qui bat jusque dans tes doigts. Il résonne dans tout ton corps. Comme les échos d’une cloche. T’as l’impression qu’on peut l’entendre à des kilomètres tant il bat fort. T’as l’impression que ton adversaire peut les sentir a chaque fois que son poing s’enfonce dans ta peau. C’est comme s’il cherchait à s'échapper de ta poitrine. Pour s'éloigner ce celui qui ne cesse de le violenter. Encore et encore. T’aimerais bien tient. Qu’il se barre ton coeur. Qu’il arrête de te torturer. Ca serait tellement plus simple sans lui. Sans serait tellement moins douloureux. Et lui il rit. Il rit salement. On peut presque entendre ce truc cassé en lui. “tu peux pas faire mieux qu'ça la tafiole ?” Tu hais ce mots entre ses lèvres. T’as l’impression de te retrouver des années en arrière. Quand il n’y avait encore que leur violence. Quand t’arrivais encore à tenir la route. Quand t’avais effacer ce petit crush sur Lysandre et que t'étais pas encore tombé dans le gouffre de ta relation avec Dmitri. “Ta gueule” Tu craches avec une violence qui te ressemble si peu. Tout ca te ressemble si peu. Tout cette violence. Toute cette colère. Et c’est lui qui te fait ça. Lui qui fait remonter tous ces sentiments les plus mauvais. Et toi tu te laisses faire. Comme un con. T’es trop blessé pour passer à autre jour. T’es comme un de ces animaux sauvages qui deviennent furieux d’avoir été abîmé. C’est presque comique tient. De t’imaginer en animal sauvage. Toi qui a toujours plus ressemblé à un chaton qu’à un lion.

T’as pas l’courage de bouger. La, allongé sur l’herbe un peu plus loin. T’essayes de reprendre ta respiration qui se perd au fond de ta poitrine. T’as mal. Partout. Littéralement partout. Dans un effort considérable, tu lèves ton bras pour venir essuyer ta bouche couverte de sang. Il te l’a explosé ce con. Comme le reste de ton visage. Comme le reste de ton corps. T’as jamais aussi violent de toute ta vie. Tu t’es jamais battu avec autant de colère au creux du coeur. C'était même plus juste contre lui. C'était pour tout. Absolument tout. Tout ce qui va pas. Tout ce pour quoi t’as pas assez gueulé avant. Tu l’entends encore respirer un peu plus loin. Lui non plus il bouge pas. Surement dans le même état que toi. Tu déglutis légèrement, ne supportant pas le gout dégueulasse du sang dans ta bouche. T’as envie d’te barrer. Mais t’as perdu tes repères. Ta canne est quelque part dans l’herbe autours de toi mais t’as aucune idée de l’endroit. Alors tu veux juste qu’il se casse. Pour que tu puisses la chercher en paix et rentrer chez toi. “C’est bon, t’as eu c’que tu voulais. Casse toi maintenant.” Ta voix sonne moins sur d’elle que t’aurais voulu. Plus fragile que tu ne l’aurais voulu. Elle ressemble à ta voix à toi. La vraie. Pas celle que tu maquilles à coup de cynisme et d'agressivité.
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MessageSujet: Re: c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches - DIM & VIC   Sam 18 Mar - 12:01


flash douleur, images qui reviennent comme gravées au fer rouge. les coups ont cessé, mais les images que t'arrivais pas à voir dans l'feu d'action... elles reviennent comme des photos balancées avec brutalité. la violence des coups est partit, mais leur douleur ne se fait qu'encore trop présente. ton sang, il pulse dans chaque parcelle d'ton visage saccagé par ses poings. les siens. et y'a son visage abimé,déformé par la douleur qui s'détache encore du ciel trop noir au dessus d'vous. t'sens encore son poing et sa colère sur tout ton corps. et là où les images de ses poings viennent se superposées, y'a ta peau qui s'enflamme de douleur. c'était pas juste pour s'défouler, c'était pas juste pour s'exprimer. c'était bien plus, c'était bien pire, c'était pour faire mal. pour détruire ton visage de connard qu'il semble vraiment enfin détester. pas pour la forme. pas pour la norme. juste te faire mal, vraiment.salement. ça t'revient au visage, dans ton cerveau toujours aussi mal formé. Victor il a que trop changé. tu t'en rend compte avec quelques secondes de retard. sa colère, son dégout, ce miroir dégueulasse qui t'saute au visage. trop comme toi. t'auras fait quelque chose d'ta vie au final. l'démonter. tu devrais être fier en vrai. mais c'soir y'a ni joie, ni amusement. tu veux juste qu'il s'casse et retourne loin dans l'vent. qu'il aille faire sa vie, qu'il aille hurler sa haine ailleurs. loin d'toi bordel.

respiration difficile, y'a pas que tes poings qui t'font mal. t'aurais du mal à tout citer d'un seul coup. ton corps entier semble hurler. on t'a pourtant dit d'arrêter, d'le laisser récupérer. mais si t'écoutes plus ta mère, ni Lys depuis des années, ce sont pas de pauvres kiné qui vont changer ta vie. quitte à crever, quitte à vraiment t'abimer et n'plus pouvoir marcher, autant l'faire pour une bonne cause. genre t'aurais aimé l'faire disparaitre lui, que ce soit finit. toutes ces conneries. mais non. absolument pas, et encore une fois tu viens t'écraser sur la brutalité d'la vie. on a jamais c'qu'on veut. c'est la vérité. alors tu t'retrouves le dos défoncé, le visage en sang, et pourtant tu l'entends vaguement pas loin. à côté. acide du passé, avant vos corps auraient été nettement plus dénudés avec ce genre de respiration et ce genre de proximité. hors de question. plus maintenant. et la prochaine fois que tu seras capable d'vraiment l'frapper s'il revient dans ton champs de vision ça sera pour vraiment le buter. finit l'Victor.
C’est bon, t’as eu c’que tu voulais. Casse toi maintenant. il revient tuer l'silence, et sa voix revient des enfers d'ton passé. ta mâchoire s'crispe et réveille la douleur d'un de ses coups d'poing. il aurait du s'taire. il vient casser tout l'mythe de ce petit gars enragé. tu bouges pas, t'vois pas pourquoi tu l'écouterais. tu restes alors que sa voix tourne encore à tes oreilles. tu veux pas l'voir, pas l'entendre. tu veux rester loin de lui, s'il tient à la vie il devrait le faire. tu veux plus de lui. il comprend pas que c'est lui le taré, le monstre qui fait tout dérailller. c'est lui l'coupable. de chaque parcelles de seconde honteuses qui se sont déroulées depuis des années. enflure. t'as mal. dedans et dehors tu crèves de douleur et tu voudrais l'tuer pour l'faire payer. puis si t'en étais capable, tu te serais mis à chialer, mais on change pas l'humanité, on changera pas ta carcasse mal éduquée. tu devrais répondre, l'envoyer chier, te casser, le frapper. mais non tu restes immobile incapable de bouger. ton cerveau il travaille trop, mais ton corps il s'est verrouillé et si tu bouges le moindre membre t'as l'impression que tu pourras plus aussi bien gérer. il peut pas se barrer lui ? te laisser tranquille ? vous laissez toi et tes démons débattre sur l'abject visage de la réalité ? tu sens un truc couler le long d'ta tempe. tu sais même plus si c'est l'intérieur ou l'extérieur de ta peau endommagée qui veut te tirer des bruit d'agonie. ça semble pas s'atténuer. mais, pourtant tu finis par porter tes doigts à ton visage pour essuyer ta joue de tout ce sang qui coule de ton arcade et d'ton œil abimé. faut que tu bouges, parce que tu finis par manquer de t'étouffer avec ta salive et l'sang qui remplissent ta bouche. nan vraiment tu sais pas lequel des deux est le plus endommagé. roulant légèrement sur le côté tu recraches ce surplus de liquide forçant sur tes bras pour te relever enfin. j'aurais c'que je veux quand tu s'ras sous terre, connard. après cinq bonnes minutes d'silence tu finis par rétorquer. sans doute pour prendre le change sur cette réalité. il t'a salement amoché, la prochaine fois tu l'feras regretté. la prochaine fois.
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