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 laisser aller - DIM & VIC

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MessageSujet: laisser aller - DIM & VIC   Dim 19 Mar - 19:41

Les blessures ont fini par s’atténuer. Le temps a fait son travail. Lentement. Seuls quelques marques se voient encore, mais le plus gros a disparu. Maintenant, c’est les autres blessures qu’il faut soigner. Celles qui ne se voient pas. Mais celle là t’es pas bien sur qu’on peut faire quoi que ce soit. Elles sont là, et un jour, il faudra juste que t’apprennes à avancer avec. Au lieu de rester là, planté comme un con où il t’a abandonné. Va bien falloir que tu finisses par te relever. Tu l’as toujours fait. Même quand la chute était encore plus violente que ça. Mais tu sais pas. T’y arrives pas vraiment. Tu commençais à peine à remarcher. A avancer dans le noir sans tomber. Mais il t’a poussé. Salement poussé. Il t’a mis à terre et t’y as attaché pour être sur que tu te relèveras pas. Alors voila, tu sais pas vraiment ce que tu fous là. Là, debout sur la bordure du pont. Le corps dopé à l’adrénaline. Vu de loin, on pourrait croire que tu veux sauter. Sauter pour en finir enfin. Pour voler si t’arrives plus à marcher. Mais non. Toi, si t’es là, c’est pour que ton coeur batte encore. C’est pour cette impression de vivre. Celle qu’il t’a dérobé lorsqu’il a décidé que tout ça valait rien.

Ca s’trouve, t’étais même pas amoureux d’lui. Ca s’trouve, t’aimais juste ce qu’il te faisait ressentir. Tout ce qu’il provoquait sans le vouloir. Ce danger constant. Dim, il te donnait l’impression d’être en vie. A travers vos engueulades violentes et vos douces réconciliations. Mais merde, c’était surement pas ça, être amoureux, si ? Ca devrait pas être ça. Ca serait triste putain. Pourquoi les gens rêverait tous d’aimer si c’était ça hein ? C’était pas beau. C’était moche. Cette façon dont il contrôlait tes humeurs. C’était moche ouais. Et toi, t’as toujours pensé que ça devait être magnifique. D’aimer. Tu l’as lu des centaines de fois. Tu l’as vu au détour d’un regard pour l’être aimé, capturé sur papier argenté. Et ce que vous aviez vous, c’était pas ça.

Tu soupires doucement. T’as les yeux grands ouverts sur le vide. Et c’est fou, parce que t’as presque l’impression de voir la lumière. Cette lumière qui danse devant tes yeux. Comme pour te dire d’avancer encore. Mais non. T’avances pas. T’as pas envie d’crever. T’as jamais eu envie d’crever. Tu t’es battu pour survivre, c’est pas pour te tuer tout seul. Non, c’est même l’inverse. Tu veux juste te sentir vivre. C’est tout. Alors tu écartes les bras, laissant le vent balayer des cheveux et faire claquer tes vêtements. Bordel. C’est bon. Tu t’avances un peu jusqu’à sentir le bord de tes pieds dans le vide. Et les battements de ton coeur accélèrent. Et tous tes sens s’améliorent. Tu peux entendre très distinctement l’eau couler sous toi, s’abattant sur les pierres. Tu peux sentir l’odeur de la nature tout autour de toi. Tu peux presque toucher le vent, le sentir glisser entre tes doigts. Et un doux sourire vient gagner ton visage. Tu te sens vivre encore. Différemment. Pas comme avec lui. Mais y’a quelque chose.
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MessageSujet: Re: laisser aller - DIM & VIC   Dim 19 Mar - 21:04

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la suite a été plus brutale. plus vorace en blessure qui saignent à n'en plus pouvoir. ses coups se sont encrées trop fort dans ta peau. c'était acide, cette marque visible à chaque reflet dans un miroir. mais ça t'a pas suffit. la haine était pas suffisante pour vraiment t'abîmer alors il fallut qu'tu dises la vérité à Lys. t'sais pas pourquoi. sans doute parce qu'il t'a pris sans t'préparer, que t'avais la gueule encore mal lavé, du sang qui avait trop coulé. que t'arrivais pas bien à articuler. faut dire qu'il t'a sacrément pas loupé le pédé. t'avais la haine au ventre alors t'as pas mentit. c'est nouveau, avant son nom tu l'taisais. maintenant tu l'cracherais avec une absence totale d'hésitation. t'aimerais dire que tu l'as fais pour qu'il aille l'finir, qu'il aille en terminé avec ce sale handicapé. mais ça serait pas totalement vrai. t'as du l'calmer, vaguement. froidement. et le deuxième coup est tombé. salement mauvais, l'regard de Lys salement dégouté. "défends ta taffiole j'dir..." le coup est tombé. ça clash beaucoup, ça saigne pas tellement entre vous. t'as répliqué, t'as craché. qu'il s'occupe d'sa merde après tout, si ça doit s'finir c'est toi qui va l'crever l'sale pédé. c'était dit, c'était fait. et vous en avez pas reparlé. mais ça a continué quelques jours les regards froid, les silences distant, et la drogue qui allait et venait dans ton sang pour oublier le vrai. crevard, enflure, pédale. il allait le regretter. connard, tafiole, bâtard. tu t'faisais honte et pitié. t'as ruminé. encore et encore, sa manière de t'avoir si profondément fait sombrer. t'as cherché, comment il avait pu autant t'manipuler cet enflure. puis alors que les plaies se sont refermées, que ton oeil à dégonflé... petit à petit tu t'es apaisé. on t'a aidé. la drogue, et un train qu'a frôlé ton corps qu'une demie seconde trop tard. t'as encore faillit crever, t'as récupéré ta vie. esprit endiablé, tu as recommencé à voir bien. le petit handicapé il peut plus rien maintenant que t'as ouvert les yeux. il aura rien. il n'est plus rien. qu'un sale déchet. alors t'as reprit ta vie, tu t'es forcé à l'oublier. encore. salement. t'es doué pour ça.

t'es doué aussi pour te laisser amener par tes pieds où bon leur semblent. jusqu'à le retrouver, jusqu'à l'voir sans l'avoir calculer. retour en arrière, crétin de hasard d'une ville trop petite. t'es défoncé. et pourtant ça aide pas à moins le détester. sa silhouette si loin, sa silhouette que trop connue. vas-y saute pédale. allez va t'écraser en bas. laisses nous tous tranquille, on te regrettera pas. tu l'observes sans continuer ton chemin. t'sais pas pourquoi. s'il doit sauter tu veux en être témoin. sale diable en puissance. t'avances, tu te détournes d'ta route pour rejoindre le pont. tu t'presses pas, tu cherches pas à faire quoi que ce soit. s'il veut sauter, tu l'laisses se soulager. et pourtant ton regard il reste fixé sur lui, sans l'perdre de vue un instant. et tu commences à capter que t'es juste en train d'répéter dans ta tête la même phrase... "putain sautes pas." tu t'approches, et tes mots continuent en boucle. sautes pas, pas avant que j'sois là. l'eau en bas coule trop vite, tu sais qu'il se crèverait la tête sur des rochers ou dans le courant. charmant. et t'es qu'à quelques mètres quand finalement tu l'rejoins, en silence. et ta main se lève alors que ton index et ton majeur viennent se poser avec lenteur sur sa nuque, comme l'imaginaire flingue qu'on fait quand on est gamin. pouce en l'air, doigts contre sa peau. c'est dingue, à chaque fois que j'te croise t'as des pulsions suicidaire... j'peux t'aider si y'a qu'ça, j'me dévoue. t'es acide, t'es froid, t'es haineux. mais t'es calme, dans l'genre vas-y saute crevard maintenant que j'suis là je peux savourer ma victoire. c'est juste pour ça que tu l'répétais inlassablement jusqu'à son corps. juste pour ça...
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MessageSujet: Re: laisser aller - DIM & VIC   Mer 22 Mar - 22:09

Tu l’as entendu arriver. Et sans vraiment savoir comment, tu savais déjà que c’était lui. Sans même entendre sa voix. Parce qu’il est toujours là quand t’essayes de ressentir la vie sans que ce soit lui dit donne la direction. Parce que c’est juste si évident. Qu’il soit là à cet instant présent. C’est comme ci ça ne pouvait pas être autrement. Lui et ses sales mots. A t’en faire exploser le coeur. A écraser les dernières miettes qu’il te reste encore. C’est pas surprenant. Il est doué pour ça Dmitri. Débarquer quand t’es le plus vulnérable. Pour être certain de faire le plus de dégâts. Et là, t’es à un de ces moments fragiles. Dans le doute de ce que tu as pu ressentir. Dans le flou sur ce qui va suivre. T’es entre la colère et l’abandon. Dans cet instant de vide étrange. T’es comme une nouvelle page d’un livre. Une page vide. Et l’écrivain hésite un peu sur la suite de l’histoire. Souffrir encore ou se laisser aller à autre chose. A quelque chose de moins fort. De moins fou. Mais peut-être de plus beau.

Tu sursautes pas lorsqu’il pose ses doigts sur ta tempe, tu cherches même pas à te détacher de son corps. « Salut Dmitri » Ta voix résonne contre l’eau cristalline. Aussi claire et pure. Et c’est étrange. Ce calme à l’intérieur. Ce calme qui contraste tellement avec la colère assassine de la dernière fois. Tu sais pas vraiment pourquoi. Tu sais pas vraiment comment. C’est comme si ce moment a déjà été écrit dans la page d’avant et que, de toute façon, tu n’aura aucune influence sur le dénouement. Tu fermes les yeux, un léger frisson parcourant ton corps, comme un rappel de la situation. T’es là. Face à vide. Face à la mort. Cette mort que tu as déjà rencontré tant de fois. Mais vous vous appréciez pas tellement, elle et toi. Elle te veut pas. Et toi non plus. Elle s’approche toujours jusqu'à voir ton visage et faire demi tour, un peu déçue. « Si j’avais voulu crever, j’srais d’ja mort » C’est pas vraiment les occasions qui manque. Ou les moyens. Mais t’arrives étrangement encore à vouloir continuer à vivre. Peut être pour leur montrer qu’ils gagneront jamais. Tant que t'abandonnent pas, ils gagneront pas. Et même si le bonheur semble encore bien loin, t’y arriveras. Un jour. Peut-être. Ton coeur semble encore une fois vouloir s’échapper de ta poitrine. L’adrénaline de sa présence se mêle si bien à celle de la situation. Comme si elles se mêlaient pour en créer une autre. Plus forte. T’es persuadé qu’il peut l’entendre. L’adrénaline qui pulse dans ton coeur. Ou la sentir. Tu gardes les yeux clos, prenant une longue respiration avant de te mordre légèrement la lèvre. « Tu viens finir le travail ? » Elle est si calme ta question que s’en est presque effrayant. Tu esquisses même un léger sourire. Tu sais que tu viens de lancer le jeu avec ces mots là. Un jeu trop dangereux. De ceux qui pourrait te faire terminer le crâne contre un rocher. Mais au fond, tu l’sais, il l’fera pas. Parce qu’il a beau faire le con, il en creverait de te tuer.

Surement.





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MessageSujet: Re: laisser aller - DIM & VIC   Sam 25 Mar - 21:34

laisser aller
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tu avais pas dans l'idée de l'effrayer, d'le faire sursauter. c'était pas à ton esprit et pourtant à cet instant précis tu t'rends compte que c'était quand même une partie du but escompté. parce qu'il trésaille même pas, nullement surprit de ta voix, de tes doigts, de tout. tu penses jamais au fait qu'il puisse tout entendre, que sa tête a apprit à faire attention au reste après que vous lui ayez volé ses yeux. t'y penses pas. parce que t'es égoïste, parce que t'es indifférent parce que tu t'en fous particulièrement et que t'sais pas penser. c'est pourtant la vérité. avant tu commençais à y songer, t'en soucier.. puis tout à changer, alors ça te surprend, alors ça t'emmerde, qu'il soit si calme sans surprise. Salut Dmitri. froncement de sourcil, y'a ton cerveau qui part partiellement en vrille. ton prénom y'en a peut qui l'prononce. et pas lui. tu dis rien, tu restes froid, tu restes distant. t'veux pas t'impliquer. juste l'tuer, ça te ferait du bien. ça arrêterait peut-être tes conneries, ça virerait tes démons, tes conneries d'avant. tu te dis que ça serait peut-être ça la solution. pauvre fou que tu es.
il bouge pas, heureusement pour lui peut-être, parce qu'entre toi et le vide y'a pas beaucoup d'marge de maoeuvre. aucune marge de sortie d'secours. tu t'retiens d'le pousser sur l'instant. son calme t'agace, t'veux pas qu'il soit calme, tu veux pas qu'il aille bien. t'veux qu'il aille rien. que ce soit plus rien, qu'un petit tas d'os, qu'il paye. pour tout. parce que c'est lui le fautif de tout. Si j’avais voulu crever, j’serais d’ja mort tu ricanes. t'es faux, t'es mal, t'es moche. t'es salement méchant, comme tout le temps. d'puis que t'as ouvert les yeux dans cette chambre trop blanche, y'a comme un truc qui tourne encore moins rond qu'avant. y'a cette méchanceté constante, cette haine du monde, cette colère pour lui, pour le reste. et être cloué sur un foutu fauteuil n'a pas aidé, ça n'a fait qu'enfoncer plus loin cette douleur et cette envie de tout casser. plus rien t'intéresse, en surface t'es une coquille vide. aussi vide qu'avant, avant lui, avant sa douceur, avant ses conneries de tafiole. où peut-être qu'on t'a un peu trop ménagé.. on. y'a plus d'Lys seul, y'a plus de Lysandre seul coupable. t'veux le blesser, l'enfoncer, lui faire comprendre que t'es plus d'son côté. que les tafioles, maintenant tu veux les piétiner. il est doué ton pote, il a réussit à t'faire revenir chez les tiens. bravo. ta voix elle est calme et glaciale. ta haine tu la contrôles, avec ce dégoût de lui, y'a cette addiction à l'agressivité qui se tasse pour une fois pour devenir que plus intense. ça fait presque du bien, d'sentir tout se canaliser pour être moins vif que d'habitude, plus dur. il bouge toujours pas, et ça te retourne encore un peu le cerveau. qu'il soit là, si près, trop proche. Tu viens finir le travail ? tu frissonnes légèrement à la douceur de sa voix, à sa manière d'le dire avec une provocation seulement dans le sens et non dans le ton. bordel, qu'il t'donne pas autant d'idée parce que c'est sur qu'il va vite se tuer. tu souries, et ta mâchoire elle se crispe. t'as un rire léger, pas fort. l'rire vaguement jaune, presque un peu nerveux. ouais, ouais tu viens finir l'boulot, ça serait beau. m'donnes pas trop d'idée... ça passerait comme un accident. tu souffles avec trop de distance, trop de colère qui reprend peu à peu sa place malgré le manque de réaction d'ce gars face à toi. et tes doigts toujours derrière sa nuque en forme de flingue commencent à sérieusement appuyer sur son cou pour l'faire avancer, pour l'déséquilibré. tu l'sens s'tendre. quoi il croyait que t'allais t'en aller ? c'est trop mal connaître cette nouvelle rage qui grimpe en toi. tu continues à appuyer c'est pas fort, c'est pourtant plein de promesse que tu vas pas t'arrêter jusqu'à l'voir tomber. tu ferrais mieux d'sauter... mais sinon j'peux continuer. allez bouge !!! qu'il recule, qu'il réagisse, qu'il commence à paniquer, parce que... t'es pas certain d'pouvoir t'arrêter quoi qu'il fasse. t'veux l'voir saigner, là sur les pierres en bas, voir son petit crane tout fracasser, plus pouvoir l'entendre crier, râler, pleurer, ou s'éloigner. t'veux qu'il paye toutes ces atrocités. sale taré, sale pédé.
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MessageSujet: Re: laisser aller - DIM & VIC   Dim 2 Avr - 10:18

« où peut-être qu'on t'a un peu trop ménagé.. » Tu lâches un petit rire malgré toi. C’est drôle comme le petit on refait surface. C’est fou comme la responsabilité de ses actes, non-actes et autres insultes changent en fonction de la situation. Parfois c’est que Lysandre. Et parfois c’est eux. Connard. Connard de merde. « C’est ça ouais … » Il t’a trop ménagé ouais. A prendre ton coeur en otage pour le torturer encore et encore sans aucun but. « m'donnes pas trop d'idée... ça passerait comme un accident. » Le pire, c’est qu’il a raison. Un accident ou un suicide. L’gamin qui a fini par plus supporter tout ça. Pourtant t’essayes de le contredire. « On monte pas sur une bordure de pont par accident … » Oui, mais ils pourraient si bien croire au suicide. Le gamin devenu aveugle qui fini par craquer. A vrai dire, tu sais même pas comment tu tiens encore debout. Tu sais pas comment tu fais pour survivre après tout ça. Et les autres, ils se demandent surement aussi… Ton coeur bat encore plus fort. Tu commences doucement à douter. A te dire que l’accident l’a peut être plus changé que tu le pensais. Pourtant, t’as du mal à penser qu’il pourrait te vouloir mort. Malgré tout ce qui a bien pu se passer. Malgré Lysandre qui a réussi à lui monter à la tête pour qu’il te haïsse comme avant. Mais t’oublies pas l'année qui s’est passé. T’oublies pas son je t’aime souffle en recherchant sa respiration après une baise fougueuse. T’oublies pas les nuits passées à côté de lui quand tu sais très bien qu’en temps normal, il se serait barré. La vérité, c’est que tu commences a avoir du mal a tenir sur tes jambes. Tu sais pas si c’est le fait d'être si proche du sol ou de lui. Il te force à avancer encore un peu et tu sens tes pieds à moitié dans l’vide.

Et puis finalement, t’arrêtes les conneries. Tu cherches à le forcer à reculer. A arrêter de te pousser vers la mort. Et quand ça te semble assez, tu te retournes pour faire face à lui. Pour avoir plus de force. Mais t’as mal anticipé et ton pied trébuche dans le vide. Y’a la terreur qui s’inscrit partout. C’est peur irrépressible de mourir. Là. Comme ça. Et t’as comme un hoquet de terreur lorsque t’essayes de te raccrocher à lui. Lorsque tu tentes de rattraper sur tee-shirt ou n’importe quoi pour ne pas crever la tête explosée. Mais c’est lui qui t’attrapes finalement. Lui qui t’attire contre son corps pour t’éloigner du vide. Et sans comprendre pourquoi, un énorme sanglot s’échappe de ta poitrine tandis que tu te retrouves étrangement blotti contre lui. T’as cru crever. La. L’espace d’un instant. T’as cru qu’il t’avait tué. Et c’est tout le reste. Toute la colère. Toute la douleur qui s’évade brusquement à travers ce sanglot venu de nul part. Tu sais même pas d’où c’est venu. T’avais pas envie de pleurer. Et pourtant, il vient du plus profond de toi. Derrière les murs de protection que t’as fini par mettre en place. Tu t’accroches à son teeshirt un instant, t’égarant dans cette odeur si familière. Tu trembles de tout ton corps. Cette fois ci, t’as vraiment cru que c’était la fin. Juste le temps d’une seconde. Mais une seconde d’éternité.

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MessageSujet: Re: laisser aller - DIM & VIC   Mer 5 Avr - 17:46

laisser aller
dmitri & victor



pourquoi s'être arrêté ? tes pas si mal rodés ne pouvaient-ils pas continuer encore un peu, ne pas autant s'égarer ? un peu plus loin à droite ? contourner ce pont et ne pas te perdre dans ce genre de situation ? t'aurais du continuer, ne pas t'arrêter, n'pas le regarder. juste l'ignorer, bordel c'était si simple durant des semaines. des mois. contenir cette haine était bien plus simple quand t'avais pas sa gueule devant toi, si proche de toi. pourtant nombres de finis où tu l'as évité, où tu t'en es détourné. dans un bar, puis en allant chercher des bières au supermarché, et encore une autre fois sur le trottoir d'en face. tes points se serraient, mais t'avançais. n'pas y aller, n'pas aller l'tuer. égoïstement pour pas finir en taule. mais la colère n'a fait que grandir, et l'envie d'lui faire payer qu'être ravivée. encore et encore. toujours à petit feu, jusqu'à ce que le brasier soit trop intense pour l'ignorer. et maintenant te voilà. On monte pas sur une bordure de pont par accident … tu ricanes derrière lui. justement, n'est-ce pas encore plus drôle de les laisser tous penser que l'pauvre petit Victor c'est enfin suicidé ? qu'enfin il a débarrassé l'plancher, qu'il viendra plus vous emmerder ? suffit d'voir à quel point t'es un déchet pour se mettre à espérer que t'as été sympa pour t'suicider. tu sais pas si t'apprécierais assez. l'savoir assez loin pour le faire, ou avoir manqué l'acte d'le savourer de ton propre chef... indécision. sombre con.

tu joues, et il laisse faire jusqu'à la limite de la survie. alors comme ça il tient vraiment à la vie ? allez p'tit con, saute. crève. tu l'penses à te faire sauter la tête, tu veux voir son cadavre plus bas, t'être vengé. mais il commence à reculer, et appuyer sur tes doigts pour faire marche arrière. pédale. ta mâchoire se crispe sans forcer  nouveau. coup du destin ? quand il se retourne y'a ses pieds trop gauches qui s'embrouillent, y'a son regard qui s'teinte d’effrois alors qu'il repart en arrière. s'écarte de toi. douce jouissance d'arriver enfin à tes fins, c'est bandant. un seul instant alors que par reflex maudit tes doigts viennent attraper son tee-shirt avec brutalité. c'était pas calculé et la justesse même de ton bras qui tire sur le tissu pour contre balancer avec son poids c'est flippant. il aurait suffit que d'un instant. t'aurais été débarrassé. pour de bon. tu revois son visage terrifié même une demie seconde, pas le temps d'y penser que tu l'avais déjà attrapé, c'est maintenant que ça monte à ton cerveau. comme toujours, une fois les choses passées. il allait enfin crever p*tain. et tu réalises cet acte manqué en même temps qu'une autre réalité. celle de son odeur trop contre toi, trop face à toi, trop proche de toi. fuck !!! surchauffe de tension, tu finis par reculer l'poussant brutalement à l'opposé du vide. m'chiales pas dessus taffiole ! t'es si triste que ça d'pas finir exploser sur les rochers ?! colère, froideur, distance et rire acide. la prochaine fois j'te laisse crever pédale. on sera bien tranquille sans toi et ton petit cul. c'est fou bordel parce que ton coeur tu l'sens battre aussi vite que l'sien que tu as vaguement sentit contre toi un instant. adrénaline et frayeur que tu n'veux pas t'avouer. c'était pas voulu, tu l'as pouss au bout mais tu l'as poussé contre le vide, et y'a ton sang qui parcourt ton corps avec trop de rapidité, reflex décuplé par une peur que t'as pas su refouler. t'as été pris d'court, t'as réagit par instinct, tu t'le répètes espérant que tu finira par y croire. et t'y arrives, t'es doué.
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MessageSujet: Re: laisser aller - DIM & VIC   Mer 12 Avr - 14:55

T’as essayé de te construire un mur. Un mur de colère d’abord. Puis un mur de calme. T’as renforcé tes remparts pour qu’il ne t’atteigne plus. Lui et ses mots. Pour qu’il arrête de te mettre en pièce à chaque fois. Physiquement. Mentalement. Et dire que tu te sentais au dessus de ça aujourd’hui. Et dire que tu te sentais assez calme pour voler au dessus de ses jets d’acide. Mais manquer de crever te ramène brutalement sur la terre ferme. Sale réalité. Sa froideur parvient à passer à travers tes murs de bétons pour te heurter une nouvelle fois. C’est comme si tous tes efforts, eux, s'étaient écrasés contre les rochers. « m'chiales pas dessus tafiole ! » Tu sais même plus pourquoi ces mots te touchent encore. Après tout ça. Tu les as tant entendu. Tu aurais du t’y habituer. Pourtant, ces mots de sa bouche ne font que grignoter des morceaux de ton âme. T’as failli crever. Bordel. T’es encore passé a rien de la mort. C’est comme si ça devenait une habitude. Et c’est vrai, t'étais là aussi un peu pour ca. Tu voulais sentir le vide face à toi. Mais pas manquer d’y tomber. Encore moins poussé dedans par ce petit con. « t'es si triste que ça d'pas finir exploser sur les rochers ?! la prochaine fois j'te laisse crever pédale. on sera bien tranquille sans toi et ton petit cul. » T’as presque envie d’en rire tellement t’es mal. De rire de l’ironie de la situation. De lui qui te rattrape alors que t’allais crever. Il aurait pu avoir la satisfaction de voir ta tête explosée contre les rochers. De voir ton sang s’écouler lentement dans l’eau claire, lui donnant une douce teinte rosée. D’être enfin libéré de cette prison qu’il s’est construit tout seul et dont il semblerait que tu sois le gardien. Mais tu ris pas. Tu ris pas parce que t’as beau te dire que c’est fini, t’as mal à l’intérieur. Tu crèves de ce jeu incessant entre violence et ignorance. Tu crèves de ne pas réussir à te relever. Tu titubes légèrement lorsqu’il te pousses violemment vers la terre ferme. Tes jambes tremblent au rythme de tes battements de coeurs anarchiques. Ta voix est bien moins calme qu’avant. Bien moins insensible. On peut y entendre la peur qui t’as broyé le coeur. « J…juste oublie moi ok ?! » C’est pas déjà ce qu’il a fait ? Effacer cette dernière année. Faire comme si elle n’avait jamais excité. Et parfois, t’as des doutes toi aussi. Est-ce que c'était juste un rêve tout ca ? Tu t’recules, t’eloignant de lui et de ce pont minable. « J’ai compris que c’est fini ! T’as pas besoin d’me le prouver. » Tu l’as bien compris oui. Trop bien compris.


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